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Dans le cadre du processus de désamiantage, l’examen visuel des ouvrages traités après travaux s’établit comme étant une étape clé du processus de restitution de tout ou parties d’un immeuble bâti au maître d’oeuvre. La réussite du processus de restitution de tout ou parties d’un immeuble bâti au donneur d’ordre repose sur une organisation méticuleuse de l’opération de l’examen visuel avant même le début des travaux. L’objectif de la mission d’examen visuel est de vérifier que la suppression des matériaux a été correctement réalisé et de le justifier par l’établissement d’un document de synthése. Il traduit la transparence de la démarche réalisée ainsi que le respect des principes d’indépendance et d’intégrité des intervenants qui sont intervenus. L’examen visuel, effectué par un technicien certifié répondant aux exigences du Code de la Santé Publique, se limite à l’ensemble des surfaces traitées définies dans le cadre du contrat liant l’opérateur certifié et le donneur d’ordre. La norme employée est la NF X 46-021.
L’examen visuel se déroule en deux phases s’intégrant dans un processus de restitution préalable à la réception de tout ou parties de chantier de retrait de MPCA (Matériaux et Produits Contenant de l’Amiante) :
L’examen visuel est effectué après examen des éléments listés ci-avant, et notamment de l’autocontrôle de l’entreprise de travaux de retrait de MPCA (Matériaux et Produits Conternant de l’Amiante) et du résultat de la mesure d’empoussièrement MOCP. Une visite globale initiale porte sur la totalité de la zone de retrait, visant à déceler la présence de résidus de MPCA tels que morceaux ou débris de flocage. Elle permet de s’assurer que des surfaces revêtues de MPCA n’ont pas été oubliées et que le nettoyage de la zone confinée a été effectué correctement. Ce contrôle permet également de lister des éléments constructifs homogènes à examiner. Si le technicien constate que le nettoyage ou le retrait n’est pas terminé, il conclut directement sur la non conformité à cette étape. L’examen visuel porte sur les surfaces définies par le contrat de travaux et le contrat d’examen visuel.
L’examen visuel doit, sauf impossibilité technique, être réalisé en lumière rasante, à l’aide d’une torche à forte luminosité.
Si la vision directe n’est pas possible, un miroir ou tout autre outil de vision indirecte doit être utilisé.
L’examen détaillé est réalisé par secteur selon un échantillonnage défini dans le tableau suivant :
| Surface au sol de la zone de retrait |
Nombre de secteurs amiantés traités faisant l’objet d’un examen détaillé |
|---|---|
| 0 m2 à 100 m2 | la totalité |
| 101 m2 à 250 m2 | deux secteurs de 50 m2 |
| 251 m2 à 500 m2 | trois secteurs de 50 m2 |
| 501 m2 à 1 000 m2 | quatre secteurs de 50 m2 |
| > 1 000 m2 | cinq secteurs de 50 m2 et un secteur supplémentaire de 50 m2 par tranche de 500 m2 au-delà de 1 000 m2 |
Les secteurs sont définis par l’opérateur de repérage pour tenir compte de :
À l’intérieur des secteurs de 50 m2 examinés, les éléments identifiés doivent tous être examinés.
La mission d’examen visuel ne doit pas s’arrêter dès qu’un secteur est déclaré non conforme mais l’identification d’un secteur non conforme entraîne la non-conformité de l’ensemble de la zone de retrait. En cas de non-conformité de la zone de retrait, et après l’intervention de la société de travaux de retrait de MPCA, une nouvelle mission d’examen visuel doit porter sur le(s) secteur(s) déclaré(s) non conforme(s) d’une part et sur un nouvel échantillonnage (identique en nombre au premier examen) parmi les secteurs non encore examinés d’autre part, jusqu’à éventuellement l’examen détaillé de la globalité de la zone de retrait.
Pour permettre de traiter immédiatement les reprises nécessaires, et éviter d’arrêter un chantier en l’attente du constat, un procès-verbal de visite peut être transmis immédiatement à la société à l’issue des travaux. Le procès-verbal de visite ne se substitue pas au constat.
Le constat de la première étape d’examen visuel est adressé au donneur d’ordre qui le transmet au maître d’oeuvre et à la société ayant réalisé les travaux de retrait de MPCA.
L’opération d’examen visuel est réalisée dans les conditions suivantes :
L’entreprise transmet à l’opérateur d’ examen visuel une attestation ou un rapport de levée des possibles réserves. Une fois ce document reçu, le technicien d’examen visuel vérifie sur le lieu d’intervention la levée des éventuelles remarques lors de la première étape de l’examen visuel. Une visite générale porte sur la globalité de la zone de retrait, visant à vérifier que le nettoyage de la zone a été effectué, en particulier des surfaces découvertes suite à la dépose du confinement.
En cas de non-conformité(s) relevée(s) au cours de la deuxième étape de l’examen visuel, la zone de retrait examinée est déclarée non conforme. Lors de la deuxième étape de l’examen visuel, le non traitement des remarques par l’entreprise de travaux de retrait de MPCA rend la zone de retrait examinée non conforme. Note à ce stade, toute non-conformité doit conduire le donneur d’ordre à considérer que l’objet des travaux n’est pas réalisé.
Les classes des surfaces traitées sont déterminées en tenant compte de l’état de surface du matériau du support d’une part et du caractère continu ou discontinu du support d’autre part. La classe de la surface traitée est qualifiée A1, A2, B1 ou B2 selon la nomenclature suivante :
| SUPPORT | 1. SURFACE CONTINUE | 2. SURFACE DISCONTINUE EXEMPLES Raccords de bacs acier, liaisons béton-acier, dalles préfabriquées, etc. |
|---|---|---|
| A : SUPPORT LISSE EXEMPLES Charpentes métalliques, bétons, bacs acier, etc. (absence de nid de cailloux ou de bullage important) |
A1 : support lisse à surface continue | A2 : support lisse à surface discontinue |
| B : SUPPORT AVEC PORES OU ASPERITÉS EXEMPLES Hourdis bétons anciens, parpaings, briques, etc. (avec nids de cailloux ou bullage important) |
B1 : support avec pores ou aspérités et surface continue | B2 : support avec pores ou aspérités et surface discontinue |
Le constat de l’examen visuel réalisé porte réglementairement sur l’état des surfaces traitées après travaux de désamiantage.
Ce constat s’appuie sur les trois catégories de constat suivantes :
Une fiche de constat d’état des surfaces traitées est établie par zone de retrait et si besoin pour chacun des secteurs ayant fait l’objet d’ un examen visuel détaillé.

Implanté sur Betton, nous pouvons intervenir sur tout le département de l’Ille-et-Vilaine, pour la réalisation des examens visuels aprés désamiantage. Par ailleurs, nous couvrons les villes environnantes, Rennes, Saint-Malo, Fougères, Vitré, Cesson-Sévigné, Dinard, …, Saint-Servan-sur-Mer, Paramé, Dinard, Dinard, Rothéneuf, La Richardais, Saint-Jouan-des-Guérets, Le Minihic-sur-Rance, Saint-Lunaire, Pleurtuit
Examen visuel après travaux de retrait ou de confinement
Source : legifrance.gouv.fr, page vérifiée le 29 juin 2018. Cette synthèse est donnée à titre d'information ; seuls les textes officiels font foi.
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